SAMBO SYSTEMA ARTS MARTIAL  RUSSE  

CNCTEMA 

 (défense personnelle )

                                                                                  

SAMBO SYSTEMA ARTS MARTIAL  RUSSE  

CNCTEMA

 (défense personnelle )

 Maître Christian BRUZAT

Maître Christian BRUZAT

Maître Christian BRUZAT

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SYSTEMA  ARTS  MARTIAL  RUSSE

 CNCTEMA

(DEFENSE-PERSONNELLE)

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Le Sambo Systema Arts Martial Russe Combat Sambo, un style de combat qui a été initialement développé pour les forces spéciales russes et la police  propose des méthodes de défense à mains nues, contre plusieurs agresseurs, contre un agresseur armé (couteau, bâton, etc), Il propose aussi des techniques de relaxation et respiratoires bénéfiques à la santé et à la condition physique

 

Le terme Systema Arts Martial Russe désigne l’ensemble des techniques de combat pour faire face à une attaque lorsque l’on est désarmé. L’enseignement de la défense personnelle est souvent basé sur des arts martiaux comme le Ju-Jitsu, le karaté, l’hapkido, l’aïkido, hand to hand combat et bien sur le sambo, avec toutefois une différence de taille : les arts martiaux, comme tous les sports, portent une attention particulière au respect de l’adversaire, parfois même nommé « partenaire » ; dans le Systema Arts Martial Russe , le but est de faire cesser l’attaque avant d’être maîtrisé, blessé ou même tué, le plus rapidement possible. S’il y a un respect rigoureux de règles de sécurité pendant l’enseignement et l’entraînement, avec utilisation d’armes factices et port de protections, l’application réelle se fait sans respect aucun de l’attaquant, puisque celui-ci ne respecte pas sa victime.Il faut toutefois souligner que d’un point de vue légal, la réponse doit être proportionnée à l’attaque, et que l’on ne peut être considéré en légitime défense que si l’on est attaqué en premier.

La Défense Personnelle est-elle une traduction du terme anglo-saxon, self-défense ?

Dans la mesure où il s’agit de se protéger, de répondre à une situation d’agression, on peut dire qu’il y a similitude, à la réserve près, que la Défense Personnelle en est la version russe. C’est le penchant martial du Sambo qui, comme les arts martiaux d’Asie, a, lui aussi, sa facette compétitive et sportive.

Christian Bruzat est un des fervents promoteurs de cette technique qui nous vient des steppes de la Russie. Son père, ancien professeur d’arts martiaux, qui se passionna aussi bien pour le Judo (il fut l’ami de maître Kawaishi) que pour l’aïkido et pour le Karate de l’école Wado-ryu, était très lié à maître Hiroo Mochizuki, qui est le parain de sa fille. Aujourd’hui décédé, il créa dans les années 1967, le fameux dojo de Sainte-Geneviève-des-Bois.

Christian Bruzat suivit la voie tracée par son père, qui le format à différents sports de combat. Il s’est plus investi dans le judo et participa à de nombreuses compétitions, côtoya des champions célèbres comme les frères Vachon, Laurent del Colombo…

Doté d’une morphologie puissante, il s’adonna à la lutte libre et gréco-romaine.

Comment cet homme, aux expériences si variées, a-t-il succombé aux charmes de l’art de combat slave ? « C’est », raconte t-il, « un ami de la lutte libre qui m’incita à découvrir le Sambo, encore peu connu à cette époque. La fédération a été créée par Etienne Labrousse en 1985, à Saint Jean de Luz.

Je me suis rendu en ex-Union Soviétique. Immédiatement, j’ai été séduit. Ayant une expérience dans le Judo, j’ai vu les innombrables possibilités de progrès pour les compétiteurs judoka. D’ailleurs, nombre de champions de judo russe ont été ou se forme en parallèle au sambo. Mais ce qui m’a bien plus séduit encore et enthousiasmé, c’est la découverte de l’autre facette du sambo, à savoir la Défense Personnelle. On m’avait proposé, au cours de ce voyage, de travailler au sein d’un club réservé aux membres de l’armée. Je suis tombé de haut. En tant que pratiquant d’arts martiaux, je savais bien qu’il existait une dimension « self defense » dans les disciplines que j’avais étudiées. En tant que judoka, j’avais travaillé cet aspect en France, que l’on a baptisé le ju-jitsu, qui, en fait, n’est que du judo auquel on a ajouté des atemi, c’est-à-dire des coups de poing et de pied. En m’entraînant avec des militaires russes, j’ai pu mettre à l’épreuve mes connaissances ».

Que s’est-il passé ?

Gérald Ansart, un pratiquant d’arts martiaux sérieux, qui a étudié le karaté Shotokan depuis une dizaine d’années, est élève de Kenji Tokitsu. Il s’investit beaucoup aussi dans les styles internes chinois et participe activement à la promotion de la défense personnelle, avec les instructeurs de son école Sakura. Il nous retrace l’historique du Sambo.

« Le Sambo est une contraction de « samozatchita bez grougia », qui veut dire défense personnelle. En France, on connaît la facette sportive du Sambo, mais ce qui fait son essence, un système d’autodéfense, est beaucoup moins connu.

L’origine du Sambo remonte à 1923. Peu après la révolution communiste, donc. Un groupe de membres de l’association sportive, le Dynamo, décide d’étudier et de recenser toutes les formes populaires de combat, dans ce vaste pays qu’était l’Union Soviétique. Tout comme la Chine, elle rassemblait, en une seule unité, des pays aux caractéristiques culturelles différentes, qui détenaient chacun une forme de combat bien à lui. On connaît la lutte mongole, par exemple. Dans cet immense espace, existaient des courants originaires de l’Asie, de l’Occident, de l’Orient.

Une synthèse apparut peu à peu, et c’est en 1936 qu’un certain Kharlempiev codifia le tout pour en faire le sambo, avec un aspect sportif assez proche de la lutte et du judo, qui comporte des techniques de projections et d’immobilisations etc… Mais il réserva la partie véritablement défense personnelle à l’élite de l’armée, à savoir l’ex K.G.B. Nous étions dans un régime communiste, ne l’oublions pas ».

Il n’aurait jamais pu créer son système de combat sans la bénédiction, si l’on peu dire, de l’armée et, en particulier, de l’ex K.G.B.

L’entraînement du K.G.B.

La démarche de Kharlempiev était assez habile. Pour le peuple qui souffrait de privations de toutes sortes, le sambo sportif était une sorte d’opium, selon les termes de l’idéologie marxiste ; pour les membres du K.G.B, l’élite de la police, il était un système de combat efficace, sans fioriture. On retrouve, en effet, dans le sambo, le dilemme de tout groupe guerrier-samouraï y compris : choisir entre vivre ou mourir.

« Je me suis rendu compte que toutes mes connaissances acquises en budo et en lutte comportaient des lacunes. Le sambo présente moins d’interdits. En participant au tournoi organisé par le maître Kharlempiev, je me suis aperçu combien mes connaissances en judo étaient insuffisantes, quand il s’agit de combat pour la survie. J’éprouvai alors le besoin impératif de me perfectionner ».

Pour Christian Bruzat, comme on le voit, ce fut le choc ! Une distance infinie sépare le rêve de la réalité, que l’on peut mesurer en imaginant le plongeur du dimanche dans sa piscine, largué dans les eaux marécageuses des Everglades –près de Miami- infestées d’aligators, ou du chasseur de perdreaux abandonné seul dans la forêt amazonienne, peuplée de fauves.

Ce qui revient à dire que l’entraînement aux arts martiaux, qui est couramment dispensé – et donc reçu – ne prédispose pas l’élève à pouvoir se défendre en cas d’agression. On admettra que ce constat peut être cruel mais vrai, si on veut être honnête avec soi-même.

Une chose est de faire des techniques spectaculaires, autre chose est qu’elles soient applicables efficacement par tout ceux qui ont peu de moyens physiques, de par leur âge ou de par leur sexe, dans la situation réelle.

Certains, ces dernières années, ont proposé un cocktail : un peu de karaté, un peu de judo ou d’aïkido, qu’ils appèlent « synthèse » (mot savant mais qui ne veut pas dire grand chose) de leurs connaissances, limitées d’ailleurs, dans un contexte aseptisé et protégé qui est le « club », souvent de loisir, qui plus est.

S’il est vrai que les maîtres anciens ont réalisé une synthèse de leurs expériences pour créer des écoles d’arts martiaux, ils avaient au moins le mérite des les avoir acquises sur les champs de bataille, où l’enjeu est la vie ou la mort avec, pour réponse : cela marche ou cela ne marche pas.

Kharlempiev a été chanceux. Il a élaboré son système à partir de situations réelles. Christian Bruzat, lui, a eu la chance de pratiquer avec les membres de l’armée, chargés de la lutte contre les gangs, les trafiquants de tous ordres et dont l’efficacité d’intervention n’est pas à mettre en doute.

A l’évidence, cette expérience lui a fait perdre son innocence de premier communiant, et l’a amené à retravailler ses acquis selon un autre modèle : celui du réalisme.

La sincérité de sa démarche à convaincu les pratiquants d’arts martiaux, qui, comme Gérald Ansart, lui apporte son soutien et ses propres connaissances.

Une démarche sincère.

Le sambo, jusqu’à la fin du communisme, s’est développé sur un terreau vierge, ou presque, de l’apport des arts martiaux japonais ou chinois. En France, la situation est tout autre. C’est un élément à prendre en considération.

Pour Christian Bruzat, ce fut la révélation, qu’il souhaite partager avec les pratiquants.

« Nous accueillons et respectons l’expérience des pratiquants d’arts martiaux qui viennent chez nous. Ils nous apportent une richesse de connaissances, nous leur offrons la possibilité de pratiquer leur art différemment et de le compléter par ce que nous pouvons leur offrir ».

On ne dira jamais assez que la pratique des arts martiaux est trop souvent coupée de la réalité. On nage en pleine fiction car la logique de combat est absente. On se persuade, comme notre plongeur imaginatif ou notre chasseur de perdreaux, que l’on est opérationnel, mais la réalité est toute autre. On n’est plus rien. Désarmé, alors que l’on croyait, après des années d’entraînement, être efficace !

L’incompétence à pouvoir se défendre efficacement, aggravé par la fiction d’invincibilité que véhiculent les arts de combat, a pour cause la façon avec laquelle on aborde l’entraînement.

Tout d’abord, les arts martiaux enseignés par des professeurs, qui n’ont pas l’expérience de la réalité, manquent d’une certaine saveur épicée, qui brûle si agréablement le palais. Ils laissent de côté les quelques petits détails qui font qu’une technique est martiale ou simplement chorégraphique. D’autre part, si on aborde la pratique d’un art martial en dilettante, le meilleur professeur du monde ne peut inculquer cet état d’esprit si particulier, qui fait que lorsqu’on est agressé, on est pas en situation de jeu social, mais au sein d’un conflit grave qu’il faut résoudre.

Echanger avec d’autres disciplines.

Le problème est donc la mise en situation, puisque, Dieu merci, nous ne sommes pas amené à nous défendre tous les jours, quoique par les temps que nous vivons, la probabilité d’être agressé, loin de s’amenuiser, aurait tendance à s’accroître. C’est ce canevas de travail, que Christian Bruzat offre aux pratiquants soucieux de retrouver la logique de combat, tout en acceptant d’y apporter leurs connaissances.

« Cet échange mutuel est une façon réaliste de progresser. En effet, nous partons d’une hypothèse de situation. Nous demandons à nos membres, comment y répondre efficacement. Cela pour tenir compte de la sensibilité et du niveau de connaissances de chacun. Il ne peut pas être question d’imposer une réponse unique à un problème qui en comporte plusieurs. L’importance de la sensation et de la compréhension d’une situation est pour nous fondamentale. Ceci explique que, depuis deux ans, beaucoup de pratiquants se rapprochent de notre démarche ». Affirme t-il.

Espérons que la voie qu’il propose, montrera le chemin à beaucoup de pratiquants. Son dévouement à cette cause est déjà un premier élément de réponse.

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